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Echographie Doppler

Qu'est-ce qu'une échographie et une échographie doppler ?

L’échographie est une technique d’imagerie médicale couramment utilisée pour visualiser les organes internes du corps à l’aide d’ondes sonores à haute fréquence. Cette procédure indolore et non invasive permet d’obtenir des images en temps réel des structures internes, offrant ainsi une évaluation précise de l’état de santé.

L’échographie doppler aussi appelée l’écho-doppler est une technique d’imagerie médicale avancée qui associe les principes de l’échographie avec la technologie Doppler pour évaluer la circulation sanguine dans les vaisseaux du corps. L’effet Doppler permet de mesurer les changements de fréquence des ondes sonores réfléchies par les globules rouges en mouvement, fournissant ainsi des informations précieuses sur la vitesse et la direction du flux sanguin.

L’échographie et l’écho-doppler : deux techniques sans exposition aux rayons X

Contrairement à d’autres modalités d’imagerie telles que la radiographie ou le scanner, l’échographie ainsi que l’écho-doppler n’utilisent pas de rayons X. Ils reposent plutôt sur l’utilisation d’ondes sonores à haute fréquence et inoffensives pour produire des images des organes internes. Ainsi l’échographie et l’écho-doppler ne présentent pas de risques concernant l’exposition aux rayons X, ce qui en fait des outils précieux pour le diagnostic et le suivi de diverses affections vasculaires, notamment grâce à l’écho-doppler souvent utilisé pour ces besoins spécifiques.

Gynecologist in sterile gloves using ultrasound scanner while examining female patient.

Qu’est-ce que l’échographie mammaire ?

L’échographie mammaire est un examen indispensable, à lui seul ou pour compléter une mammographie.
C’est un examen totalement indolore et très performant. L’échographie mammaire est réalisée dans plusieurs situations :

  •  Avant l’âge de 30 ans
    En première intention, avant l’âge de 30 ans, l’échographie est l’examen de choix car c’est un examen totalement non irradiant. Il est indiqué en cas de symptôme clinique (c’est-à-dire douleur, masse, anomalie à la palpation…) dans ces conditions l’échographie peut objectiver des zones inflammatoires d’origine hormonale ou des zones kystiques également d’origine hormonale et enfin des tumeurs comme les adénofibromes qui surviennent généralement avant l’âge de 30 ans, bénignes.
  • Complément de la mammographie. L’échographie peut être réalisée en complément de la mammographie si la mammographie objective une ou plusieurs anomalies afin de les préciser (kyste ou autre …),
  • A la suite d’une mammographie
    L’échographie peut être également réalisée à la suite de la mammographie même si elle est normale mais que la densité du sein est importante (c’est-à-dire la proportion de tissu fibreux et glandulaire par rapport au tissu graisseux est importante). Dans ce cas, pour des raisons de contraste, jusqu’à 30% d’anomalie ne peuvent être décelée qu’à l’échographie.
  • Certains appareils d’échographie permettent de réaliser des coupes axiales qui objectivent certaines caractéristiques ou morphologie d’anomalie permettant d’orienter le diagnostic. Certains appareils permettent des acquisitions volumiques tri-dimensionnelles, et les reconstructions peuvent être effectuées par la suite et les volumes peuvent être transmis à distance et donc l’interprétation peut se faire à distance.

Les spécificités de l’échographie mammaire

  • C’est un examen qui ne peut être pris en charge dans le cadre du dépistage organisé pour l’instant car il est opérateur dépendant, c’est-à-dire qu’une échographie ne peut être interprétée que par la personne qui l’a réalisée et d’autre part il n’existe pas de routine de contrôle de qualité permettant de s’assurer de la conformité des appareils d’échographie. Enfin c’est un examen qui est peu reproductible.

Qu’est-ce que l’échographie pelvienne ?

L’échographie est un examen médical, réalisé par un radiologue, qui repose sur l’utilisation d’une sonde émettant des ondes sonores à haute fréquence appelés ultra-sons, qui sont totalement sans impact sur l’organisme.

Grâce à ces ultra-sons, il est possible d’obtenir une imagerie des organes du pelvis, l’utérus, composé d’un muscle (le myomètre) et d’une muqueuse interne (l’endomètre), les ovaires, les trompes.

Cet examen permet dans le même temps de visualiser la paroi vésicale, les structures digestives, anses iléales, sigmoïde et paroi antérieure du rectum, les culs de sac vaginaux.

C’est l’examen de première intention dans l’exploration de la pathologie pelvienne.

Pourquoi demande-t-on une échographie pelvienne ?

  • Douleurs et troubles anormaux : le médecin généraliste, la sage-femme ou votre médecin gynécologue peut demander une échographie pelvienne en cas de douleurs, aigues ou chroniques, de saignements anormaux en dehors des cycles ou de règles trop abondantes.
  • Bilan d’infertilité : l’échographie pelvienne est primordiale dans le bilan d’infertilité d’un couple, est utilisée pour évaluer la réserve ovarienne et faire le monitoring de l’ovulation, et dans le suivi de PMA.
  • Ménopause : à la ménopause, une surveillance est souvent demandée, notamment en cas de prise de traitement hormonal substitutif.
  • Anomalie clinique : en cas d’anomalie clinique et de perception d’une masse pelvienne, l’échographie est réalisée en première intention pour préciser l’origine de la masse annexielle ou utérine.

Qu’est-ce que l’échographie abdominale

L’échographie abdominale est une technique d’imagerie médicale qui utilise les ultra-sons, émis par une sonde posée sur l’abdomen. Les ultra-sons réfléchissent sur les tissus du corps humain en fonction de la densité et de la nature de ceux-ci. Le signal est ensuite recueilli et traité pour obtenir des images en coupes, visualisées en temps réel sur l’écran.

Cet examen est réalisé au travers de la paroi abdominale. C’est un examen indolore, sans aucun impact sur l’organisme, mais la pression de la sonde peut éventuellement réveiller une douleur.

Il permet de visualiser les organes de la cavité abdominale dont le foie, la vésicule biliaire, le pancréas, les reins et la rate. L’échographie abdominale est l’examen réalisé en première intention en cas de douleurs abdominales, troubles du transit, suspicion de colique hépatique.

Quelles anomalies retrouve-t-on en échographie ?

Au niveau du foie, on peut retrouver des kystes, des nodules tissulaires, des syndromes obstructifs, des calculs.

La vésicule biliaire peut être le siège de calculs et peut présenter une inflammation. Les voies biliaires sont dans ce cas à étudier et peuvent être dilatées, avec recherche d’un obstacle lithiasique ou tumoral.

Au niveau du pancréas, on peut retrouver des dilatations canalaires, ainsi que des masses.

La rate peut également présenter des anomalies de sa taille et de son aspect.

Les vaisseaux sanguins sont explorés, avec recherche d’anévrisme, de plaque d’athérome.

En regard des reins, on recherche des calculs, des dilatations des canaux excréteurs, des anomalies de contours, des kystes, des tumeurs.

Les ganglions sont recherchés, on précisera leur localisation, leurs nombre et tailles.

Un épanchement intra-péritonéal peut être repéré.

Il n’y a aucune contrindication à réaliser une échographie abdominale.

Avant une échographie, il peut vous être demandé…

Avant une échographie ou un écho-doppler, il peut vous être demandé de suivre certaines préparations.

  • L’arrêt de certains médicaments, notamment les anticoagulants qui pourraient interférer avec les résultats de l’examen
  • Préparation spécifique : selon la région du corps à examiner, il peut être demander de venir à jeun ou de boire beaucoup d’eau avec l’échographie
  • Informations médicales : informez l’équipe médicale de tout antécédent médical pertinent, y compris les interventions chirurgicales antérieures ou les conditions médicales existantes
  • Sensibilité ou allergies : si vous avez des allergies connues ou si vous êtes sensible à certains produits, informez-en l’équipe médicale avant l’examen

Informations complémentaires

L’échographie et l’écho-doppler sont généralement considérées comme sûre et ne présente aucun risque majeur. Cependant, il est essentiel de suivre les instructions fournies par le professionnel de la santé pour garantir des résultats précis et éviter toute complication éventuelle. En cas de questions ou de préoccupations, n’hésitez pas à en discuter avec l’équipe médicale.

Le patient est allongé sur le dos, torse nu.

 

L’examen nécessite l’utilisation d’un gel conducteur pour permettre le passage des ultra-sons entre la sonde et la peau.

 

Le balayage de la sonde sur l’ensemble de l’abdomen permet de visualiser les différents organes avec réalisation de coupes sur le foie, la vésicule, les voies biliaires, le pancréas, la rate et les reins.

 

Les vaisseaux profonds rétro-péritonéaux sont également accessibles par la voie abdominale.

 

Les organes creux peuvent également être visualisés, notamment les structures digestives comme le colon et l’appendice.

L’examen dure entre 10 et 20 minutes.

 

Une fois l’examen terminé, du papier absorbant est donné au patient pour enlever le gel situé sur la peau.

A la fin de l’examen, le radiologue imprime une sélection d’images et fournit un rapport écrit décrivant les éventuelles anomalies visualisées.

 

Parfois, un scanner pourra être prescrit en complément de cet examen.

Avant l’examen

Tout d’abord un interrogatoire des antécédents gynécologiques personnels et familiaux, des symptômes, des traitements hormonaux en cours sera réalisé au préalable pour identifier les objectifs de l’examen.

Cet examen peut être réalisé par voie sus-pubienne (utilisation d’une sonde sectorielle de 3,5 MHz) chez les femmes vierges, ou en cas d’impossibilité de réaliser la voie endovaginale.

Cependant il est préférable de réaliser l’échographie par voie endo-vaginale (sonde endo-vaginale à haute fréquence de 6 à 12 MHz) en introduisant une petite sonde dans la cavité vaginale, ce qui augmente considérablement la sensibilité et la spécificité de l’examen par rapport à la voie sus-pubienne externe.

 

Pendant l’échographie pelvienne

La patiente est installée en décubitus dorsal, vessie pleine (nécessité de boire entre ½ l et 1 litre, 1 heure avant l’examen) en cas d’étude par voie sus-pubienne. Pour la voie endovaginale, la patiente est en position gynécologique, vessie vide.

Les sondes sont désinfectées avec le matériel et protégées à l’aide d’un préservatif à usage médical.

L’examen est indolore et dure entre 10 et 15 minutes.

L’échographie pelvienne est souvent demandée lors de la découverte d’un utérus augmenté de taille à l’examen clinique.

 

L’échographie va permettre de mesurer la taille globale de l’utérus dans les trois plans, d’analyser le myomètre et préciser le nombre, la taille et la localisation des fibromes par rapport à l’endomètre, selon la classification Figo. Le doppler associé à l’échographie permettra d’évaluer la vascularisation des fibromes.

 

La topographie précise des fibromes par rapport aux contours utérins et à l’endomètre est un élément essentiel en vue d’un traitement hystéroscopique.

 

L’échographie permet d’analyser les remaniements des fibromes : calcifications, nécrobiose, contours.

L’échographie sera dans certains cas complétée par une IRM qui permettra d’améliorer la caractérisation tissulaire d’un fibrome.

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