Biopsies
Microbiopsie & Macrobiopsie
On réalise une microbiopsie lorsqu’une anomalie est repérable à l’échographie. La microbiopsie réalisée sous échographie permet rapidement, efficacement, et avec une grande fiabilité, d’obtenir un diagnostic de certitude concernant cette lésion.
L’ examen de macrobiopsie consiste à réaliser un prélèvement sur une anomalie visible à la mammographie et non accessible en échographie. Il s’agit dans 95% des cas de microcalcifications.
Quand réalise-t-on une microbiopsie ?
On réalise une microbiopsie lorsqu’une anomalie est repérable à l’échographie et qu’elle présente :
Soit des caractéristiques suspects (c’est-à-dire qu’elle est susceptible d’être potentiellement maligne),
Soit qu’il s’agit d’une anomalie antérieure ayant évolué, soit qu’il s’agit d’une anomalie dont l’aspect peut être bénin mais dont on sait qu’un certain pourcentage est susceptible d’évoluer, de devenir cancéreuse.
La microbiopsie réalisée sous échographie permet rapidement, efficacement, et avec une grande fiabilité, d’obtenir un diagnostic de certitude concernant cette lésion.
La procédure s’effectue en salle d’échographie, comme un examen d’échographie du sein classique.
Après désinfection de la peau, repérage de la lésion et anesthésie locale, on procède à la mise en place d’un trocart, sorte de guide par lequel on va par la suite réaliser des prélèvements.
Ce trocart, hormis l’anesthésie est la seule piqûre qui va être réalisé.
Le nombre de prélèvements dépend de la taille de la lésion et de la qualité des prélèvements réalisés. En pratique, deux à cinq prélèvements sont effectués (en moyenne 3).
Les échantillons sont constitués de petites carottes de tissus, ces derniers sont confiés au laboratoire, transmis par des coursiers.
Le laboratoire donne une réponse dans un délai d’environ 5 à 10 jours après réception.
Si vous prenez un traitement anti-coagulant ou anti-agrégant vous devrez le signaler lors de la prise du rendez-vous afin de savoir si la procédure doit être maintenue sous ce traitement, si le traitement peut ou doit être suspendu ou si la procédure biopsique doit être tout simplement reportée aux termes du traitement.
Sur une échelle de 1 à 10, le plus souvent la douleur lors de l’examen varie de 1 à 3.
Au niveau du sein c’est généralement la peau qui est le plus innervée en ce qui concerne les terminaisons sensibles à la douleur, et l’anesthésie locale permet de s’affranchir de cette douleur.
La mise en place du trocart est généralement indolore ou très peu douloureuse, et les prélèvements sont souvent quant à eux totalement indolores du fait que l’aiguille est déjà en place au contact de l’anomalie.
Outre celles liées aux allergies à l’iode (désinfection cutanée) ou à la xylocaïne (anesthésie), les complications encourues sont le plus souvent en rapport avec des hématomes, des saignements nécessitant une compression prolongée ou très exceptionnellement il peut s’agir d’infection.
Quand réalise-t-on une macrobiopsie ?
Cet examen consiste à réaliser un prélèvement sur une anomalie visible à la mammographie et non accessible en échographie.
Il s’agit dans 95% des cas de microcalcifications. Ces microcalcifications sont la résultante de calcifications de cellules anormales dans les canaux excréteurs de lait ou de précipitation de cristaux de calcium dans ces mêmes canaux, ces derniers étant obstrués soit par une prolifération cellulaire normale ou anormale.
Selon le type de microcalcifications les statistiques permettent de prédire le risque de présence d’un cancer du sein ou d’une évolution probable vers ce dernier.
L’examen est réalisé sur une table dédiée à cet effet, soit en procubitus c’est-à-dire couché sur le ventre, soit en décubitus latéral, c’est-à-dire couché sur le côté.
On repère l’anomalie par la radiographie puis on se centre sur cette dernière et on calcule la profondeur.
Après désinfection de la peau, et anesthésie locale on place une aiguille au sein de la lésion.
Cette aiguille contient en son centre un « aspirateur », l’aspirateur tourne sur lui-même et réalise des prélèvements par aspiration du tissu environ.
Ces prélèvements sont recueillis dans un petit sac puis radiographiés pour vérifier s’ils contiennent suffisamment de matériel à analyser. Si c’est le cas, un clip, c’est-à-dire un repère métallique est laissé en place afin de guider la procédure chirurgicale si c’est nécessaire, l’anomalie ayant été en grande partie ou en totalité retiré, ou afin, si la chirurgie n’est pas nécessaire de savoir à quel endroit la biopsie a été pratiquée pour les surveillances ultérieures, toujours du fait que l’anomalie a été retirée tout ou partie.
Les prélèvements sont ensuite envoyés au laboratoire par coursier le jour même.
Le laboratoire nous adresse les résultats concomitamment au médecin prescripteur au bout de 5 à 10 jours.
Nous convenons d’un rendez-vous avec la patiente afin de lui expliciter les résultats, ces derniers ne lui parviendront pas directement.
Si une thérapeutique doit être mise en route, le médecin traitant, la gynécologue ou nous-même nous chargerons de l’adresser aux équipes compétentes.
Si vous prenez un traitement anti-coagulant ou anti-agrégant vous devrez le signaler lors de la prise du rendez-vous afin de savoir si la procédure doit être maintenue sous ce traitement, si le traitement peut ou doit être suspendu ou si la procédure biopsique doit être tout simplement reportée aux termes du traitement.
Cet examen est douloureux sur une échelle de 1 à 3. La peau du sein est essentiellement innervée, le sein l’est beaucoup moins en profondeur en ce qui concerne les signaux douloureux.
Dans ces conditions l’anesthésie locale est très efficace.
Si vous prenez un traitement anti-coagulant ou anti-agrégant vous devrez le signaler lors de la prise du rendez-vous afin de savoir si la procédure doit être maintenue sous ce traitement, si le traitement peut ou doit être suspendu ou si la procédure biopsique doit être tout simplement reportée aux termes du traitement.